mises à jour lundi 02 janvier 2012 09:32

Menu

Le Bouddha

 Copyright © Sâdhana

 L'homme, dont nous parlerons tout au long de ce site en l'occurrence le prince Siddharta devenu le Sakyamouni, sage solitaire de la tribu des Sakya, pour être enfin le Bouddha Gautama, ne vous enseigne de loin un tel revirement de croyance, une telle réfutation de vos racines culturelles et spirituelles. Bien au contraire, il vous fait part de son expérience personnelle, de son vécu réalisé jusqu'à la libération ultime, celle dont le Me Jésus a aussi souvent parlée.

 

«  Celui qui me voit voit l'Enseignement, celui qui comprend l'Enseignement me voit ».

 

Ce VIème siècle av. J.-C.. voit, face à l'errance et la dégénérescence spirituelle du monde d'alors, divers personnages être les instigateurs de courant de pensées mondialement reconnues. Lao-tseu et le Taoïsme, Confucius et le Confucianisme, Pythagore et l'école du même nom, la découverte des manuscrits des Tables de la Loi remises à Moïse et Bouddha.

 

Quelques considérations sur le Bouddha historique, sujet comme tous ces personnages à des variantes chronologiques allant du 9 ème s. av. J.-C.. comme à sa réfutation pure et simple s'appuyant sur le caractère oral de la transmission de son enseignement.

 

Donc, le jeune prince Siddhârta, naquit à  Kapilavatsu selon les uns, à Lumbini selon les autres. Les dates qui recueillent le plus de suffrages sont – 563 / - 483. Recevant une éducation princière comme héritier de son père le roi Suddhodana, il épouse comme le veut la tradition, vers l'âge de seize ans une jeune princesse, d'une beauté éblouissante et très dévouée à son époux. Elle lui donnera un fils Rahula.

 

Il les quittera un jour, pour ne les revoir que bien longtemps après. Le mystère de la Vie, les mystères des souffrances, engendrées par la naissance. la maladie, la vieillesse et la mort, le rongent dans sa vision qu'il en a au contact de son peuple. Un astrologue ayant prédit qu'il serait roi ou Bouddha, il s'oriente vers cette deuxième tendance en aban-donnant son éducation princière, les fastes de la cour du roi son père, les attentions moelleuses de sa mère la reine Maya, qui, à l'image de Marie, eut une vision prémonitoire de la naissance et du rôle de son fils.

 

Mais au fait pourquoi renonce-t-il à cette vie de patachon qu'il aurait pu poursuivre sans encombres jusqu'à sa mort? C'est justement  causes de ces mystères qu'il veut à tout prix élucider. Il se dit que tout cela doit avoir une cause profonde, et il se met en chemin jurant de l'arrêter uniquement après en avoir eu la révélation de la vérité de cette causalité. Toutes ses tribulations sont décrites en long et en large dans une foultitude d'ouvrages, plus détaillés les uns que les autres. 

 

Nous nous attarderons pas sur l'ermite Bhagavat ni les deux maîtres célèbres Kalapa et Ramapoutra qu'il fréquente au début de sa longue marche, mais de la forêt d'Uruvela où il va s'astreindre cinq ans durant à l'ascétisme le plus rigoureux (avec les cinq ascètes et non six à huit) avant que douter du bien fondé de cette méthode.

 

S'étant séparé de ses cinq compagnons de mortification, voyant que cette méthode comme celles des deux maîtres ne la rapprochaient pas de la Vérité, comprenant que la poursuite de certaines méthodes ne pourraient que le mener à sa propre perte, il décide donc d'abandonner toutes les doctrines traditionnelles et leurs pratiques pour trouver la voie du Milieu entre les deux extrêmes. Il décida, brisant cette ascèse auto-larmoyante,  de se réalimenter et, titubant, n'ayant que la peau sur les os, il descend s'abreuver au fleuve voisin. Fleuve au bord duquel, Sujata, la jeune paysanne vient le requinquer avec un bol de riz au lait, fleuve sur lequel il entend le joueur du sitar dont la corde lui fait comprendre la réalité de la Voie du milieu, ni trop tendue, ni trop lâche. Par la suite, Sujata deviendra sa première disciple féminine.

 

Alors, il repart pour atterrir sous le pipal de Bodh-Gaya, arbre sous lequel il reste trois jours et trois nuits, arbre appelé arbre de la bodhi ou arbre de l'EVeil. Mais pour parvenir à cet éveil, il passe trois nuits en état de veille méditatives. dont l'objet principal était la recherche du remède à toutes les souffrances, toutes les douleurs, rendant insupportable l'existence de chaque être vivant. Ces trois veilles, à la pleine lune de mai, sont fondamentales dans l'histoire de l'humanité par les révélations apportées:

 

- lors de nos existences innombrables que nous traversons toujours dans des conditions variées mais douloureuses, la souffrance suit cette transmigration

 

- Le bonheur ou la peine que ressentent les êtres ne sont pas le fruit du hasard ou dus l'accomplissement mécanique de rites divers et complexes, mais uniquement et seulement celui de la valeur morale des actes qu'ils ont commis ou commettent.

 

- La réalité de l'origine de ces douleurs proviennent des passions et des attachements qu'elles créent, ainsi il comprit la réalité de la délivrance en se libérant totalement de ses passions et des attachements. Ainsi libéré, il sut qu'il ne renaîtrait plus s'étant éveillé à sa réalité essentielle, celle de la paix inébranlable engendré par l'extinction des passions.

 

Ces déductions ont pu être exprimées par le Bouddha, par le fait qu'au cours de ses veilles il effectua des prises magistrales de conscience par lesquelles il savait qu’ :

- il avait éteint en lui tous désirs

- il était parvenu à une totale sérénité

- il s'était détaché complètement du monde extérieur

- il avait atteint la pureté originelle.

 

ceci en fonction des trois sciences ou moyens favorables à la prise ce conscience dont il livre la quintessence dans ses soutrâs, à savoir:

 

- la concentration méditative

- l'absence de tout état perturbateur

- la parfaite stabilité

 

Il n'en continua pas moins à méditer sous son arbre pendant quatre jours encore pour aboutir à sept jours. Il refit ce parcours ascéto-mental encore sept fois pour s'en imprégner jusqu'à la parcelle la plus infime de l'essentiel. Notons que le chiffre 49 est capital dans le bardo du devenir, entre la mort psychique et la renaissance, tout comme le laps de temps séparant Pâques de la Pentecôte. Chiffre sept universellement reconnu comme cosmique, les sept jours, rayons, notes, planètes personnelles, églises de l'Apocalypse,...

 

Mais son chemin continue et c'est vers l'actuelle Bénarès qu'il se dirige pour y faire tourner la Roue de la Loi à douze rayons (certains parlent que de 8...) dans le Dharmachakraparvattana soutrâ et énoncer les quatre Nobles Propositions Essentielles :

 

- la douleur ou la souffrance est omniprésente tout au long de la vie humaine,

 

- la cause de cette souffrance est l'insatisfaction née du désir

 

- la cessation de cette insatisfaction provient de l'extinction de ces désirs

 

- le moyen pour parvenir à cette cessation est unique, c'est le Noble Octuple Sentier.

 

Le Bouddha, compatissant pour celui qui montre peu d'ardeur à tout quitter pour le suivre, à l'instar du Me Jésus et du jeune homme riche qui abandonne tout, conseille à celui qui veut renoncer le plus possible à une vie de désirs d'éviter deux choses, la luxure et la quête immodérée des plaisir de la vie, d'une part et, d'autre part, une ascèse mortificatoire excessive.

 

 

Menu