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Christianisme

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Jésus sans église

Maisonneuve J-L. - Calmann-Lévy - 2000 - 218 pg

Brraavooô, l’ex-« compagnon » de Jésus ! Les superlatifs manquent pour décrire cette bombe qui, à l’égal des secrets enfouis dans les caves du Vatican, va faire grand bruit dans le landerneau chrétien, juste au moment où le pape s’en va faire un pèlerinage en « Terre Sainte ». Oyez, oyez, braves gens crédulisés a gogo par le discours trompeur de l’Église, ce livre remet bien et sans jeu de mots, «l’église au milieu du village» constatant qu’au départ il y a eu un malentendu notoire sur la « résurrection ». Tremble, Rome, fille pervertie de Jérusalem, la vérité s’étale au grand jour, car l’auteur n’y va pas de main morte pour dévoiler la supercherie du complot, sorte de suicide programmé fomenté avec l’aval manipulateur de Jésus, pour étayer une résurrection, au lieu de la renaissance spirituelle qu’il était venu annoncer : enfouir, attendre, trier et récolter. Il étale au grand jour aussi ce que je m’échine à faire comprendre depuis belle lurette, à savoir le rôle d’impresario, félon usurpateur d’apostolat, qu’a joué Paul, artisan complice lui aussi de cette mise en scène, par son copain Luc interposé, en s’investissant d’une mission à l’égal de Moïse, à partir d’une rencontre qui, chronologiquement, a eu infiniment peu de chance d’avoir lieu, pour que le monde « Croie» en Jésus ressuscité, comme envoyé de Dieu. Il apparaît clairement aussi que Jésus n’a jamais voulu ni prétendu être Sauveur ni Rédempteur de l’humanité, encore moins de créer l’Église, église qui ne croit qu’en elle-même d’ailleurs par le truchement du message intemporel de Jésus qu’ elle s’est illicitement approprié. Parmi les nombreuses invraisemblances contradictoires, émaillant les synoptiques, et fabriquées de toute pièce pour crédibiliser les thèses sur lesquelles Paul a fait reposer tout l’édifice rédempteur (en particulier la lecture «romantique»de la passion et la mort sur la croix), on trouve le caractère virginal de la naissance de Jésus. Quand on sait qu’Origène, un des responsables de l’exégèse faisant maints ravages encore aujourd’hui, s’est fait châtrer pour ne plus être soumis à ses pulsions charnelles, on comprend parfaitement le rôle de la virginité invoquée et requise pour tout ministère… ! Le lecteur découvrira avec stupeur les imbroglios qui ont sous-tendu la condamnation de Jésus, pour la simple raison que son «Qûmran spirituel» ou royaume intérieur avait été naïvement confondu avec une prétendue «royauté» politique, ainsi que le fait que Ponce Pilate n’a pas la primauté du «lavage de main » à défaut de celui de cerveau… tout comme les multiples indices d’incohérence historique et de contradictions flagrantes dont les synoptiques sont truffés, ce en les investiguant avec une logique imparable tout en faisant appel à des apocryphes et des manuscrits esséniens de la Mer Morte, soigneusement mis à l’écart et pour cause. En fait, cette mort orchestrée de et par Jésus, crucifié entre deux zélotes, montre à quel point, son message a été falsifié sous prétexte politico-«mondain» et n’avait même pas atteint ses apôtres tout incrédules qu’ils étaient face à la radicalisation de son «credo primitif». La Bonne Nouvelle qu’il désirait ardemment transmettre à son prochain consistait tout bonnement à dire que le royaume de Dieu se trouvait à l’intérieur de chaque être humain ! On n’a jamais su écouter la parole de Jésus, la travestissant au gré d’intérêts peu reluisants pour s’arroger arbitrairement le droit d’ouvrir et de fermer les portes du Royaume des Cieux, qui n’est qu’INTÉRIEUR. Cette intériorité détermine la con-notation spirituelle et non religieuse de sa parole qu’on a « castrée » de manière éhontée. C’est la même chose qu’avait enseigné Bouddha, 500 ans auparavant, et que l’auteur ne semble pas avoir compris, dans sa compréhension confuse d’une «néantitude» tout comme dans ce «désir humain» que je qualifierai plus volontiers d’aspiration, mue par une énergie psychique dont Jésus tente en vain de démontrer la force insoupçonnée. La Foi en soi - stigmatisée par le mantra amen - dont il est fait mention ici, ressemble à s’y méprendre avec la Confiance en sa nature de Boudha, fils de l’Homme lui aussi, foi dont l’absence engendre le phénomène de la peur, ce dont l’Eglise s’est bien servie par la suite ! La grâce est d’avoir foi en cette énergie divine qui réside en chacun/e de nous et rien d’autre. Alors, Jésus, thaumaturge ou visionnaire de génie ? Rien de tout cela, simplement un témoin de la Parole: «Dieu a fait l’homme à sa ressemblance», ce qui a bien embarrassé les rédacteurs des synoptiques et qui entraînerait la «nullité pure et simple» de l’Église dans son rôle d’intermédiaire indispensable entre l’homme et son Créateur, rôle basé sur une croyance religieuse qui a trahi non seulement l’enseignement de Jésus, mais aussi le message initial de la Bible, un comble ! Ce livre qui pourrait s’appeler sans équivoque «l ’évangile de Jésus» restitue l’authenticité de son message, quitte à ce que l’institution Église périclite intégralement par un «abus de pouvoir» bi-millénaire, trompeur et dirigiste faisant fi du libre-arbitre que Jésus était venu restaurer dans les consciences. Un MUSTissime pour tout chrétien, de quelque appartenance qu’il soit, afin de s’élever du plan religieux au plan spirituel en abandonnant toute culpabilisation factice du «pécheur par naissance» incapable de trouver son salut seul, hors Jésus. Top Ten du millénaire !

Ndl : 1920
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