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Osho-Rajneesh

Copyright S?dhana

Le livre du rien

Osho - Almasta - 0 - 311 pg

Mon cher Sengtsan (Sôsan en japonais), on réduit ton éternel Hsin Sing Ming (Shinjin no Mei en japonais) à RIEN, mais n'est-ce pas un peu peu pour un des chefs d'oeuvre du patrimoine spirituel mondial, je vous le demande bien ?!! Est-ce qu'en fonction du Rien, ma recension doit se limiter à Nada ?? Non, ce n'est pas un koân. Revenons donc à ce texte magistral (Inscrit en la confiance de l'esprit apaisé sans lequel pas d'éveil possible. CQFD !!)) contenant dans ses stances la quintessence du Zen, à savoir la non-dualité. La traduction en est agréable, facile à comprendre, le commentaire qu'en fait Osho avec sa faconde joviale est des plus réalistes s'appliquant avec bon sens et bonhomie aux diverses situations de la vie quotidienne. On y retrouve ses leitmotiv préférés avec comme fil rouge ce cher mollah Nassrudin dont les bons mots truculents parsèment ce ouvrage au fil duquel les anecdotes se succèdent allègrement, en particulier le télégramme de Joseph. J'ai bien aimé la définition de la conversion allant dans le sens du texte de Sôsan, retourner à la racine c'est découvrir le sens dans un retour conscient vers l'intérieur. Dans ces 10 chapitres où dans la Grande Voie on aboutit à ni hier, ni demain..., on croise Bouddha, le Me Jésus, Gurdjieff, Nietzsche, Krishnamurti, Rinzaï, Einstein. Bodidharma et même la méthode Coué. La Voie est parfaite dans l'unité du vide (ou de la vacuité pour reprendre le terme de Nagarjuna) surtout quand on ne poursuit aucun but, le fameux Mushotoku. A l'image d'Osho, ce texte qui est un passage obligé pour chacun/e de mes élèves, je l'emporterai sur une île déserte pour le re-re-re...lire en écoutant les suites pour violoncelle seul de Bach, la vacuité de l'un et la plénitude de l'autre, transcendantale cohabitation dans l'Unité, n'est-il pas ?? Une petite faute de frappe p. 56 Ne nivez au lieu de ne vivez, question d'index, je présume...!! Même si le mot foi me dérange quelque peu avec sa connotation abusivement religieuse, lui préférant le vocable de confiance (en la nature de bouddha) impliquant plus un retour vers l'intérieur que la foi s'établissant sur des croyances extérieures, je mets ce que je considère comme un tout grand Osho (à l'image de l'Evangile de Thomas) aux Incontournables eu égard à la sagesse y contenue, moins sémantiquement intellectuelle que la version Deshimaru.

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