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Bouddhisme

Copyright S?dhana

Bouddha et les femmes

Murcott S. - Albin Michel - 1997 - 0 pg

Certainement votre réd-en-chef a dû être une femme dans une de ses vies antérieures, tellement ce livre a comblé des exigences doctrinales inconsciemment dormante, en particulier, celle exprimée dans l’attitude libérale du bouddhisme originel qui reconnaissait l’égalité entre hommes et femmes dans le domaine spirituel. Ce " Cantique des anciennes " est une vraie merveille de poésie et d’élévation de l’esprit. Dommage que les moines ne s’en inspirent pas dans la radiation des huit préceptes qui inféodent les femmes à eux dans une connotation on ne peut plus machiste. Cet ouvrage est une étude fouillée de ce que furent les femmes à l’époque du Bouddha, que ce soit Maha-pajapati, Patacara, Kisagotami et suivantes. Des mères, des épouses, des courtisanes, des prostituées, de belles comme des vieilles femmes, amies comme sœurs mais aussi des femmes ayant atteint la Sagesse. Le vocable de theri, féminin de thera, y est défini d’une manière très juste : " Celle qui a acquis des connaissances avec l’âge " et qui rejoint, dans l’idée, le vocable de sensei au Japon. L’auteur nous relate ici, les débuts du bouddhisme et du monachisme féminin dans un style clair, accessible à tous, les phrases sont courtes sans périphrases inutiles et l’explication des mots pâlis est du plus grand intérêt, surtout dans ceux de l’Octuple Sentier et des sept facteurs d’éveil. On y apprend que les premières nonnes furent errantes à l’instar de leurs collègues masculins, mais que cette errance leur fut interdite en raison des dangers inhérents et peut-être de la concupiscence qu’elles éveillaient dans l’esprit de laïcs rustres et frustres. Du sloka en padas au sammasambouddha, au Cullavaga en passant par rajorodha, patimokkha, nibbana… vous serez au fait de la considération dont jouissaient les femmes dont certaines parvinrent à l’état d’Arahant et d’autres qui furent des enseignantes renommées : Dhammadina, Khema, Uppalavanna, prérogative que l’on croyait réservée aux hommes seulement. Le chapitre réservé aux mères est d’une beauté à l’égale du vers contenu dans le Metta sutta. Mais qui femme rangée dit aussi la part d’ombre que sont les prostituées, les courtisanes dont la liberté de mouvement fut comparée à celles des nonnes errantes, et les belles femmes. Ici foin de considération sexuelle, mais bien plutôt sensuelles à l’image de celles dont le moine devait se libérer. On retrouve des noms connus comme Vimala, Addhakasi, Padumavati, Ambapali, Anopama … Ensuite, un superbe chapitre sur les rapports beaucoup plus intuitifs et hamoniquement résonnantiels des nonnes avec la nature avant de finir avec des poèmes dialogués et les règles de la vie monastique féminine (311 + 8 évoquées). Livre que toute personne qui veut vivre en bouddhiste se doit de connaître pour " éradiquer " les vues erronées et absurdement " machistes ", pour rétablir une compréhension correcte de l’équilibre cosmique entre sexes dans la véritable spiritualité. UN MUST !

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