mise à jour du vendredi 21 novembre 2008 à 15:11
Nos coups de gueule... d'humour ou de foudre ! - 6
Copyright © Sâdhana
148
- un puissant coup de gueule envers ce
que j'ai découvert dans le dernier No de la revue Mednat (uniquement en Suisse):
Trust Mondial de la Pharmaco-Chimie
Aux environs de 1860, "Old Bill" Rockefeller, marchand forain de spécialités pharmaceutiques, vendait des flacons de pétrole brut aux paysans naïfs, leur faisant croire que c'était un traitement contre le cancer. Il appelait son pétrole en flacon "Nujol" (New Oil, nouvelle huile). L'affaire était prospère. Il achetait une fiole de pétrole brut de 30 grammes à la Standard Oil pour 21 cents et la revendait 2,00 dollars. Très peu cultivé, peu scrupuleux, sans connaissance ou formation médicale, avec quelques notions de comptabilité et une avidité féroce, il sut s'imposer. Le Nujol fut baptisé "cure contre la constipation" Cependant des médecins découvrirent que le Nujol était nocif et provoquait des maladies graves, éliminant les vitamines liposolubles du corps. La Standard Oil lutta contre la chute des ventes en ajoutant du carotène au pétrole brut pour parer à toute carence. Le sénateur Royal S. Coperland de New York était payé 75 000 dollars par an pour promouvoir le Nujol. (Déjà? - f.p.)
L'Empire Rockefeller s'est construit grâce à cette formidable supercherie qui consiste à faire ingérer un dérivé de pétrole brut enrichi de carotène aux populations. C'est ainsi que les fondements de l'industrie pharmaco-chimique furent posés. Nous sommes bien loin des médecines chinoise, tibétaine, védique ou perse. Le succès commercial du Nujol permit de diversifier la production pharmaco-chimique et d'atteindre : des sommets en bénéfices. En 1948, le chiffre d'affaire annuel de la Rockefeller s'élevait à 10 milliards de dollars. Le médicament Nujol existe toujours sous forme d'huile de paraffine pure, classé comme laxatif doux. Il est recommandé pour la constipation chronique rebelle aux thérapeutiques hygiéno-diététiques habituelles. Il est fabriqué par le laboratoire Fumouse.
ROCKEFELLER et I. G. FARBEN
Le Trust de la pharmaco-chimie tel que nous le connaissons fut conçu par une association de la Rockefeller avec l'IG Farben de l'Allemagne nazie. La Standard Oil détenue alors par John D. Rockefeller prit alors une participation de 15 % dans ce nouveau trust germano-américain en 1939. L'industrie IG Farben en Allemagne ne fut pas bombardée par les Alliés pour préserver les intérêts de la Rockefeller ! Dès 1932, l'industrie pharmaco-chimique IG Farben finança Adolf Hitler à hauteur de 400 000 Deutsch Mark. Sans ce soutien, selon le Tribunal de Nuremberg " la deuxième guerre mondiale n'aurait pas pu avoir lieu..." En 1941, IG Farben établit la plus grande industrie chimique du monde à Auschwitz, tirant profit de la main-d'œuvre du camp de concentration fabricant le gaz Zyklon B. Au procès de Nuremberg, 24 responsables de la IG Farben ont été déclarés coupables de génocide, d'esclavage, de pillages et d'autres crimes. Le Tribunal de Nuremberg avait alors scindé la IG Farben en BASF, BAYER et HOECHST.
Tous ces anciens responsables furent cependant libérés après leur condamnation en 1952 avec l'aide de Nelson Rockefeller leur ancien partenaire commercial. Il était alors ministre des Affaires étrangères des USA. Une fois libérés, les dirigeants d'IG Farben infiltrèrent les plus hautes fonctions de l'économie allemande. Jusque dans les années septante, les PDG des sociétés BASF, BAYER et HOECHST étaient des anciens membres du parti nazi. Ils financèrent, à partir de 1959, le jeune Helmut KOHL. Avec le support politique de ce dernier les trois filiales issues de IG Farben sont actuellement vingt fois plus grandes que la maison mère initiale de 1941.
Comme quoi, l'industrie pharmaceutique qui fait le jour et la nuit dans la santé des humains et des bêtes s'est bâtie sur un mensonge grossier (le Big Brother et le Big Pharma ne sont-ils pas frère en la matière ??) et des alliances on ne peut moins reluisantes. Quant à Helmut Kohl, 6è chancelier d'Allemagne de 1982 à 1998, force est de reconnaître que le côté chrétien (CDU) du parti qu'il représentait a bien été mis aux oubliettes, à moins que ces mêmes chrétiens aient soutenus le nazisme... ??
N'oublions pas aussi que le Big Pharma s'entend bien aussi pour générer par le truchement d'expédients et artifices contre-nature des illusions de jeunesse et de puissance, dont il omet de signaler les effets secondaires redoutables ...

******
149 - un monstre coup de gueule contre la supercherie médicale qui entourloupe encore une fois les populations, je veux parler de la grippe aviaire et de son virus H5N1. 67 cas mortels recensés pour une population de plus de 400 millions de personnes et reste encore à prouver que les personnes soi-disant infectées étaient en bonne santé et non pas en état précaire de malnutrition ou d'immuno-déficience. Quant à savoir si le virus se transmet à l'homme, c'est une autre paire de manches à laquelle les équipes de recherche vont se les retrousser pour le " bien de la planète ". N'oublions pas que l'OMS, qui n'est ni infaillible ni sans défauts, est partie prenante dans la médiatisation angoissante de retombées de ce virus. Note d'humour, policiers du monde entier, vaccinez-vous sino vous risquez de perdre votre statut de " poulet " !! Enfin Bürki a très bien compris à qui profite la fallaciosité médico-pharmaceutique , à la poule aux oeufs-comprimés d'or sur sa Roche !!

doublé d'un coup d'humour du même Bürki, quelle catastrophe pour l'église française si dans chaque église on doit vérifier le degré de contamination des coqs de clocher, de girouette... un vrai purgatoire, M'sieur l'curé !!

Il est urgent que Sarkozyx mette un frein à cette épidémie qui guette les rangs de ses subordonnés de la maréchaussée, même si elle symptomatise le don de double vue et hips !!!

Bürki (toujours lui !!) a décelé un risque certain dans les comptines enfantines pour la jeune génération, donc à bannir du répertoire de la maternelle...

Marie-Chantâaal et Marie-Jo au cours d'une de leurs éternelles conversations de pipelette en viennent au sujet de la grippe aviaire. M-C : " Sais-tu, ma chèeere, que nous sommes en première ligne face à la pandémie du Hâchecinqhainun ? " - Damned, comme cela se peut-il dooonc ? " - " Le plus simplement du monde, avec nos bouches en cul-de-poule " - Souriez Mesdames !!
Finalement dans ce qu'on a cru un éclair de génie (passager comme Khaterina...) Débilio- (W...!)Bush s'est mis en campagne contre ce fléau potentiel, en confondant toutefois dans son ignorance, colombe de la paix et coq de basse-cour, c'est un cygne évident de sa débilité profonde !!

******
150 - un monstre coup de gueule à la mémoire de cet enfant irakien de 10 ans qui, sur injonction d'extrémistes musulmans lui promettant à coup sûr les vierges du paradis d'Allah, s'est fait sauter au passage de la voiture d'un responsable de la police. Jusqu'où ira t-on dans l'escalade de la violence d'une guerre (sainte ??) qui, en plus de faire des enfants d'innocentes victimes, les érige maintenant en martyrs. Quelle crédibilité humaine peut-on encore accorder à des mouvements qui sacrifient sa jeunesse sur l'autel de la Djihad ? En lisant le livre de Sylvain Besson " La conquête de l'Occident " par l'Islam bien sûr, on ne peut qu'être atterré par la propagande d'une idéologie meurtrière brandissant le Coran d'une manière provoquante " Dieu dit : " Celui qui veut te tuer, tue-le ..." avec tous dérapages incontrôlés parce que dénués du plus élémentaire discernement que condamne aussi l'Islam (soumission quasi-aveugle à des préceptes datant de plus de 1'300 ans !!). Bürki pressent avec humour le danger de cet expansionisme islamique en Suisse, duplice plaque tournante financière de tels mouvements à l'insu de ses citoyens

151 - un monstre coup de gueule contre la flambée de violences gratuites qui déferlent sur les banlieues parisiennes, trop bien organisées pour être honnêtes (doux euphémisme !!). Je reviens au remarquable livre de feu Ch. Jelen "La loi des Rues", http://www.bouddha.ch/livre.php3?Cle=317&Categorie=Contestation&DateNdl=2001-12-31) prémonitoire dans ses déductions sur les conséquences plus que fâcheuses d'une intégration des immigrés mal réussie pour faute de prise en considération efficace et tangible de leurs identités. Bürki a saisi au bond cette ronde infernale qui met le feu au cul d'un triumvirat karchérisant pour que ne renaisse pas la célèbre chienlit dénoncée par le Général en 68 !!!

Ce n'est pas sans rappeler aussi le titre d'un film célèbre " Paris brûle t-il ?? " immortalisé par la Mimi(reille) nationale. Bürki, toujours lui..., a fort bien compris qu'après la racaille karchérisée, ce trio gouvernemental pouvait s'attendre à avoir très chaud !! Surtout avec la nouvelle législation des phares allumés...

152 - un monstre coup de tristesse et de gueule à l'encontre du décès de ce jeune suisse de 6 ans déchiqueté par 3 pitbulls euthanasiés par la suite. On incrimine souvent à tort la race agressive des chiens qui ne sont que le reflet de leur maître et du conditionnement éducatif qu'il leur donne. Il y a certaines règles à observer vis à vis de tels chiens pour ne pas les rendre dangereux. La pitbull de mon vétérinaire est une bête adorable d'une gentillesse extrême, mais qui pourrait devenir féroce si elle se sentait mise en danger. Un pékinois peut être très dangereux comme un chow-chow qui m'a mordu quand j'avais 7 ans, déchiqueté le gilet du vétérinaire venu le consulter. J'insiste et me répète : un chien bien dressé aura moins tendance à être agressif, donc leur assurer une bonne éducation faite de douceur et de fermeté.
Bürki, toujours lui avec humour a compris que ce n'était qu'une affaire de tonnelet, mais savoir comment et où le mettre !!
ou éventuellement de procéder ...

******
153 - un coup de gueule à l'encontre de la décision de Benoit XVI de refuser l'ordination à des prêtres homosexuels. Cette décision dans un milieu unisexe, propice à de telles déviances, est aussi ridicule que de refuser le mariage aux prêtres. Par contre, il serait beaucoup plus urgent de condamner sans indulgence tous les membres du clergé, à quelque niveau de la hiérarchie qu'ils se situent, qui se sont rendus coupables d'actes pédophiles. Une telle décision serait des plus salutaires pour redorer tant soit peu le blason d'une institution ecclésiale qui ne contrôle plus des serviteurs et s'acharne à les couvrir du secret de la confession.
******
154 - un coup d'applaudissement magistral pour le farouche réquisitoire en règles contre l'odieusement sournoise politique hégémonique américaine, énoncé par le prix Nobel de littérature 2005, Harold Pinter, lors de la remise de son prix devant un parterre des plus sélects et de têtes couronnées, relayé par les télévisions du monde entier .
Son discours , «Art, vérité et politique» (voir sous http://www.leguide.be/Guide/livres/page_5379_394452.shtml), avait une fraîcheur et un élan particuliers de par son honnêteté et sa franchise concernant l'impact catastrophique de la subversion, de la violence et de l'agression américaines partout dans le monde au cours de ces nombreuses décennies. Même certaines sections des médias de l'establishment, en Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis, comme par exemple le Guardian et le New York Times qui ont participé pleinement à disséminer les mensonges et à couvrir les crimes liés à la politique étrangère américaine, durent reconnaître, dans une certaine mesure, l'impact puissant des paroles de Pinter.
« En 1958 j'ai écrit la chose suivante: « Il n'y a pas de distinctions tranchées entre ce qui est réel et ce qui est irréel, entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Une chose n'est pas nécessairement vraie ou fausse; elle peut être tout à la fois vraie et fausse. Je crois que ces affirmations ont toujours un sens et s'appliquent toujours à l'exploration de la réalité à travers l'art. Donc, en tant qu'auteur, j'y souscris encore, mais en tant que citoyen je ne peux pas. En tant que citoyen, je dois demander: Qu'est-ce qui est vrai? Qu'est-ce qui est faux?...
Le langage, en art, demeure donc une affaire extrêmement ambiguë, des sables mouvants, un trampoline, une mare gelée qui pourrait bien céder sous vos pieds, à vous l'auteur, d'un instant à l'autre. Mais, comme je le disais, la quête de la vérité ne peut jamais s'arrêter. Elle ne saurait être ajournée, elle ne saurait être différée. Il faut l'affronter là, tout de suite...
Le langage politique, tel que l'emploient les hommes politiques, ne s'aventure jamais sur ce genre de terrain, puisque la majorité des hommes politiques, à en croire les éléments dont nous disposons, ne s'intéressent pas à la vérité mais au pouvoir et au maintien de ce pouvoir. Pour maintenir ce pouvoir il est essentiel que les gens demeurent dans l'ignorance, qu'ils vivent dans l'ignorance de la vérité, jusqu'à la vérité de leur propre vie. Ce qui nous entoure est donc un vaste tissu de mensonges, dont nous nous nourrissons...
Comme le sait ici tout un chacun, l'argument avancé pour justifier l'invasion de l'Irak était que Saddam Hussein détenait un arsenal extrêmement dangereux d'armes de destruction massive, dont certaines pouvaient être déchargées en 45 minutes, provoquant un effroyable carnage. On nous assurait que c'était vrai. Ce n'était pas vrai. On nous disait que l'Irak entretenait des relations avec Al Qaïda et avait donc sa part de responsabilité dans l'atrocité du 11 septembre 2001 à New York. On nous assurait que c'était vrai. Ce n'était pas vrai. On nous disait que l'Irak menaçait la sécurité du monde. On nous assurait que c'était vrai. Ce n'était pas vrai...
Tout le monde sait ce qui s'est passé en Union soviétique et dans toute l'Europe de l'Est durant l'après-guerre: la brutalité systématique, les atrocités largement répandues, la répression impitoyable de toute pensée indépendante. Tout cela a été pleinement documenté et attesté. Mais je soutiens que les crimes commis par les États-Unis durant cette même période n'ont été que superficiellement rapportés, encore moins documentés, encore moins reconnus, encore moins identifiés à des crimes tout court. ... Bien que limitées, dans une certaine mesure, par l'existence de l'Union Soviétique, les actions menées dans le monde entier par les États-Unis donnaient clairement à entendre qu'ils avaient décrété avoir carte blanche pour faire ce qu'ils voulaient....
Dans l'ensemble, elle (l'administration américaine) préférait ce qu'elle a qualifié de 'conflit de faible intensité'. 'Conflit de faible intensité', cela veut dire que des milliers de gens meurent, mais plus lentement que si vous lâchiez une bombe sur eux d'un seul coup. Cela veut dire que vous contaminez le coeur du pays, que vous y implantez une tumeur maligne et que vous observez s'étendre la gangrène. Une fois que le peuple a été soumis ou battu à mort ça revient au même et que vos amis, les militaires et les grandes sociétés commerciales, sont confortablement installés au pouvoir, vous allez devant les caméras et vous déclarez que la démocratie l'a emporté. C'était monnaie courante dans la politique étrangère américaine dans les années auxquelles je fais allusion....»
Il continua ensuite par décrire les massacres et la dévastation infligés en 1980 au Nicaragua par les terroristes de la Contra avec le soutien des Etats-Unis. « Je dois vous rappeler » dit-il « qu'à l'époque le président Reagan avait fait la déclaration suivante : 'Les Contras sont l'équivalent moral de nos Pères fondateurs.' »Pinter détailla le rôle joué par les Etats-Unis au Nicaragua et en Amérique centrale dans son ensemble. Relevant les acquis sociaux conquis par le régime Sandiniste des nationalistes de gauche qui renversa en 1979 le dictateur Somoza bénéficiant du soutien des Etats-Unis abolition de la peine de mort, réforme agraire, progrès réalisés dans l'alphabétisation et l'éducation publique, santé publique gratuite... En 1989, six des plus éminents jésuites du monde ont été violemment abattus à l’Université Centraméricaine de San Salvador par un bataillon du régiment Alcatl entraîné à Fort Benning, Géorgie, USA. L’archevêque Romero, cet homme au courage exemplaire, a été assassiné alors qu’il célébrait la messe. On estime que 75 000 personnes sont mortes. Pourquoi a-t-on tué ces gens-là ? On les a tués parce qu’ils étaient convaincus qu’une vie meilleure était possible et devait advenir. Cette conviction les a immédiatement catalogués comme communistes. Ils sont morts parce qu’ils osaient contester le statu quo, l’horizon infini de pauvreté, de maladies, d’humiliation et d’oppression, le seul droit qu’ils avaient acquis à la naissance.
Les États-Unis accusèrent ces franches réussites d'être de la subversion marxiste-léniniste. Aux yeux du gouvernement américain, le Nicaragua donnait là un dangereux exemple. Si on lui permettait d'établir les normes élémentaires de la justice économique et sociale, si on lui permettait d'élever le niveau des soins médicaux et de l'éducation et d'accéder à une unité sociale et une dignité nationale, les pays voisins se poseraient les mêmes questions et apporteraient les mêmes réponses. Il y avait bien sûr à l'époque, au Salvador, une résistance farouche au statu quo. Le Président Reagan qualifiait couramment le Nicaragua de 'donjon totalitaire'. Ce que les médias, et assurément le gouvernement britannique, tenaient généralement pour une observation juste et méritée. Les 'donjons totalitaires' se trouvaient en fait tout à côté, au Salvador et au Guatemala. Les États-Unis avaient, en 1954, fait tomber le gouvernement démocratiquement élu du Guatemala et on estime que plus de 200 000 personnes avaient été victimes des dictatures militaires qui s'y étaient succédé. Les États-Unis ont fini par faire tomber le gouvernement sandiniste. Cela leur prit plusieurs années et ils durent faire preuve d'une ténacité considérable, mais une persécution économique acharnée et 30 000 morts ont fini par ébranler le courage des Nicaraguayens. Ils étaient épuisés et de nouveau misérables. L'économie 'casino' s'est réinstallée dans le pays. C'en était fini de la santé gratuite et de l'éducation gratuite. Les affaires ont fait un retour en force. La 'Démocratie' l'avait emporté.
Mais cette 'politique' ne se limitait en rien à l'Amérique centrale. Elle était menée partout dans le monde. Elle était sans fin. Et c'est comme si ça n'était jamais arrivé. Les États-Unis ont soutenu, et dans bien des cas engendré, toutes les dictatures militaires droitières apparues dans le monde à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Je veux parler de l'Indonésie, de la Grèce, de l'Uruguay, du Brésil, du Paraguay, d'Haïti, de la Turquie, des Philippines, du Guatemala, du Salvador, et, bien sûr, du Chili. L'horreur que les États-Unis ont infligée au Chili en 1973 ne pourra jamais être expiée et ne pourra jamais être oubliée. » [Note de l'éditeur : Il existe d'autres pays qui pourraient être ajoutés à la liste de Pinter, dont l'Argentine, l'Iran et le Paskistan]... »
Passant aux méthodes de propagande bien affinées et sophistiquées de l'establishment américain, Pinter dit : « Le langage est en fait employé pour tenir la pensée en échec. Les mots 'peuple américain' fournissent un coussin franchement voluptueux destiné à vous rassurer. Ce qui bien sûr ne vaut pas pour les 40 millions de gens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté ni aux 2 millions d'hommes et de femmes incarcérés dans le vaste goulag de prisons qui s'étend d'un bout à l'autre des États-Unis. Les États-Unis ne se préoccupent plus des conflits de faible intensité. Ils ne voient plus l'intérêt qu'il y aurait à faire preuve de réserve, ni même de sournoiserie. Ils jouent cartes sur table, sans distinction. C'est bien simple, ils se fichent éperdument des Nations Unies, du droit international ou des voix dissidentes, dont ils pensent qu'ils n'ont aucun pouvoir ni aucune pertinence. Et puis ils ont leur petit agneau bêlant qui les suit partout au bout d'une laisse, la Grande-Bretagne, pathétique et soumise.
Je sais que le Président Bush emploie déjà pour écrire ses discours de nombreuses personnes extrêmement compétentes, mais j’aimerais me porter volontaire pour le poste. Je propose la courte allocution suivante, qu’il pourrait faire à la télévision et adresser à la nation. Je l’imagine grave, les cheveux soigneusement peignés, sérieux, avenant, sincère, souvent enjôleur, y allant parfois d’un petit sourire forcé, curieusement séduisant, un homme plus à son aise avec les hommes. Dieu est bon. Dieu est grand. Dieu est bon. Mon Dieu est bon. Le Dieu de Ben Laden est mauvais. Le sien est un mauvais Dieu. Le Dieu de Saddam était mauvais, sauf que Saddam n’en avait pas. C’était un barbare. Nous ne sommes pas des barbares. Nous ne tranchons pas la tête des gens. Nous croyons à la liberté. Dieu aussi. Je ne suis pas un barbare. Je suis le leader démocratiquement élu d’une démocratie éprise de liberté. Nous sommes une société pleine de compassion. Nous administrons des électrocutions pleines de compassion et des injections létales pleines de compassion. Nous sommes une grande nation. Je ne suis pas un dictateur. Lui, oui. Je ne suis pas un barbare. Lui, oui. Et lui aussi. Ils le sont tous. Moi, je détiens l’autorité morale. Vous voyez ce poing ? C’est ça, mon autorité morale. Tâchez de ne pas l’oublier. »
Les États-Unis, je vous le dis, offrent sans aucun doute le plus grand spectacle du moment. Pays brutal, indifférent, méprisant et sans pitié, peut-être bien, mais c’est aussi un pays très malin. À l’image d’un commis voyageur, il œuvre tout seul et l’article qu’il vend le mieux est l’amour de soi. Succès garanti. Écoutez tous les présidents américains à la télévision prononcer les mots « peuple américain », comme dans la phrase : « Je dis au peuple américain qu’il est temps de prier et de défendre les droits du peuple américain et je demande au peuple américain de faire confiance à son Président pour les actions qu’il s’apprête à mener au nom du peuple américain. » . Je sais que le Président Bush emploie déjà pour écrire ses discours de nombreuses personnes extrêmement compétentes, mais j’aimerais me porter volontaire pour le poste. Je propose la courte allocution suivante, qu’il pourrait faire à la télévision et adresser à la nation. Je l’imagine grave, les cheveux soigneusement peignés, sérieux, avenant, sincère, souvent enjôleur, y allant parfois d’un petit sourire forcé, curieusement séduisant, un homme plus à son aise avec les hommes. Dieu est bon. Dieu est grand. Dieu est bon. Mon Dieu est bon. Le Dieu de Ben Laden est mauvais. Le sien est un mauvais Dieu. Le Dieu de Saddam était mauvais, sauf que Saddam n’en avait pas. C’était un barbare. Nous ne sommes pas des barbares. Nous ne tranchons pas la tête des gens. Nous croyons à la liberté. Dieu aussi. Je ne suis pas un barbare. Je suis le leader démocratiquement élu d’une démocratie éprise de liberté. Nous sommes une société pleine de compassion. Nous administrons des électrocutions pleines de compassion et des injections létales pleines de compassion. Nous sommes une grande nation. Je ne suis pas un dictateur. Lui, oui. Je ne suis pas un barbare. Lui, oui. Et lui aussi. Ils le sont tous. Moi, je détiens l’autorité morale. Vous voyez ce poing ? C’est ça, mon autorité morale. Tâchez de ne pas l’oublier. »
Où est donc passée notre sensibilité morale ? Regardez Guantanamo. Des centaines de gens détenus sans chef d'accusation depuis plus de trois ans, sans représentation légale ni procès équitable, théoriquement détenus pour toujours. Cette structure totalement illégitime est maintenue au mépris de la Convention de Genève. L'invasion de l'Irak était un acte de banditisme, un acte de terrorisme d'État patenté, témoignant d'un absolu mépris pour la notion de droit international. Une redoutable affirmation de la force militaire responsable de la mort et de la mutilation de milliers et de milliers d'innocents....
Nous avons apporté au peuple irakien la torture, les bombes à fragmentation, l'uranium appauvri, d'innombrables tueries commises au hasard, la misère, l'humiliation et la mort et nous appelons cela apporter la liberté et la démocratie au Moyen-Orient. Combien de gens vous faut-il tuer avant d'avoir droit au titre de meurtrier de masse et de criminel de guerre ? Cent mille ? Plus qu'assez, serais-je tenté de croire. Il serait donc juste que Bush et Blair soient appelés à comparaître devant la Cour internationale de justice. Mais Bush a été malin. Il n'a pas ratifié la Cour internationale de justice. Donc, si un soldat américain ou, à plus forte raison, un homme politique américain, devait se retrouver au banc des accusés, Bush a prévenu qu'il enverrait les marines. Mais Tony Blair, lui, a ratifié la Cour et peut donc faire l'objet de poursuites. Nous pouvons communiquer son adresse à la Cour si ça l'intéresse. Il habite au 10 Downing Street, Londres...
Les 2000 morts américains sont embarrassants. On les transporte vers leurs tombes dans le noir. Les funérailles se font discrètement, en lieu sûr. Les mutilés pourrissent dans leurs lits, certains pour le restant de leurs jours. Pour résumer, les États-Unis étaient désormais d'une franchise totale et jouaient cartes sur table. C'est bien le cas. Leur politique officielle déclarée est désormais définie comme une 'full spectrum dominance' (une domination totale sur tous les fronts). L'expression n'est pas de moi, elle est d'eux. 'Full spectrum dominance', cela veut dire contrôle des terres, des mers, des airs et de l'espace et de toutes les ressources qui vont avec. Des milliers, sinon des millions, de gens aux États-Unis sont pleins de honte et de colère, visiblement écoeurés par les actions de leur gouvernement, mais en l'état actuel des choses, ils ne constituent pas une force politique cohérente pas encore. Cela dit, l'angoisse, l'incertitude et la peur que nous voyons grandir de jour en jour aux États-Unis ne sont pas près de s'atténuer. Je crois que malgré les énormes obstacles qui existent, être intellectuellement résolus, avec une détermination farouche, stoïque et inébranlable, à définir, en tant que citoyens, la réelle vérité de nos vies et de nos sociétés est une obligation cruciale qui nous incombe à tous. Elle est même impérative. Si une telle détermination ne s'incarne pas dans notre vision politique, nous n'avons aucun espoir de restaurer ce que nous sommes si près de perdre notre dignité d'homme. »
Bravo pour votre courage, Monsieur Pinter, en souhaitant que Bush-trou, néoCONs-évangélo pur et dur, à défaut de ne pouvoir déclencher une Fatwa contre vous, ne vous envoie ses marines sans état d'âme, tout comme les extrémistes du Ezbollah, face à votre âge et état de santé précaire, vous faire taire définitivement. Au fait, avec la Full spectrum dominance (USA over All), on n'est pas loin du tristement célèbre " Deutschland über Alles "....
******
155 - un coup d'humour : en prononçant quelle
phrase à sa fille durant son auscultation, le nobélisé Fleming
découvrit-il son antibiotique mondialement reconnu ?
" As-tu de la peine, ici, Line ???
"
On ne peut que rester " sans défenses " face au génie qui naît de telles simples phrases... !!
******
156 - un coup de stupéfaction : sur RTL9, lors de l'émission hebdomadaire de catch de la WWE, en voyant rassemblées sur l'estrade 40 des plus grandes pointures du catch américain : le plus que célèbre Hulk Hogan, Chris Benoit, Kane, Triple H, Edge, Cena, l'élégant the Rock, l'indestructible Batista et même le sournois Ric Flair en pleurs qui rendaient un vibrant hommage à Eddie Guerrero, leur partenaire subitement décédé d'une crise cardiaque à l'age de 38 ans. Connaissant le monde et le milieu du catch depuis l'Ange Blanc et Chéri-bibi, en passant par la Bête humaine, voir tous ces athlètes aux statures et muscles impressionnants fondre en larmes, émus comme des gamins, était des plus touchants et témoignait d'une manière flagrante qu'au delà des coups brutaux, violents et tordus, ils forment une famille unie face à la douleur due à la disparition soudaine d'un de leurs meilleurs équipiers.

******
157 - Coup d'humour : Savez-vous pourquoi Sharon
meurt en guerrier impénitent ?
Tout simplement parce qu'il n'a jamais lâché
son baril de poudre, Ariel... comme l'aurait dit si justement Coluche !!

Comme d'hab' Burki ne rate jamais une occase... Au fait les circonvolutions de sa substance grise ressemblent plus à un mur non lamentatif qu'à une cloison transparente (voir http://www.medecine-et-sante.com/anatomie/Anatomiecerveau2.html ) et on pourrait dire que l'hémorragie a touché le sillon de Rolando (furioso) à défaut d'Orlando, le frère de Dalida !! Et son agonie a rendu tout le monde Mossad par sa likoudité
******
158 - un coup de chapeau à notre Burki national pour sa vision Dietrichienne de la nouvelle chancelière allemande

******
159 - un grand coup de stupeur en apprenant que, du à la passion délirante que des WAMmaniaques lui vouent, une personne aurait acheté le crâne de Mozart jeune !! En cette année jubilaire de sa naissance, cette ânerie médiatique nous aurait privé de la quasi totalité de son imposante oeuvre (plus de 30 concertos dont 27 pour le piano, 41 symphonies, une vingtaine d'opéras allant de Bastien Bastienne à la sublime Flûte enchantée, nombres de messes - dont celle du Couronnement -, sonates, trios, quatuors etc... en passant par la récurrente Petite musique de Nuit). Mon premier contact avec ce compositeur de génie fut la célèbre Valse favorite que " j'exécutais " terrorisé au tempo du Gai laboureur de Schumann à 7 ans devant l'impressionnante Marguerite Long en personne. Passant outre à cet événement qui mit mit illico un terme à ma carrière fulgurante de pianiste, je retrouvais à 15 ans Wolfgang dans un des morceaux que j'emporterai sur une île déserte à savoir le Concerto p. flûte et harpe dont l'adagio est une pure merveille (avec un peu de réverb'...!!) et que je jouais (et non plus exécutais) avec délectation. Il y aurait encore mille choses à dire : son père, sa famille avec son épouse Constance Weber (seuls deux enfants ont survécu dont on ne sait peu de choses), sa rivalité avec le compositeur de la Grotta di Trifonio (qui fait un malheur actuellement), j'ai nommé Salieri que l'on accuse même d'avoir empoisonné WAM, son appartenance à la franc-maçonnerie, ses excès en tous genres parodiés dans Amadeus, film de Milos Forman, grivoiseries mêlées de scatologies, joueur invétéré perdant des fortunes au jeu, d'un dandisme ruineux,, bon vivant surtout dans ses multiples conquêtes féminines, ce qui a fait dire à Alévêque dans l'émission de Ruquier qu'il annonçait un certain Ludwig... la " bite au vent ", (on aurait même pu dire "au vein(h)ard " !), crime de lèse-musique n'est-il pas ?? !!! Alors, en avant pour cette commémoration et qu'elle nous donne l'occasion de pouvoir bénéficier de nouveaux enregistrements de ces oeuvres éternelles en SACD.

Bürki, en fin mélomane du crayon..., a croqué à juste titre tout le génie précoce que recelait ce crâne d'enfant .... " Ah, vous dirai-je Maman !! "

******