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Quelle est la différence entre analogique et numérique ?

extrait de http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/physique/Tp-phys/MPI-2001/numerisation/L'analogique%20et%20le%20num%C3%A9rique.htm

Les phénomènes qui nous entourent sont quasiment tous continus, c'est-à-dire que lorsque ces phénomènes sont quantifiables, ils passent d'une valeur à une autre sans discontinuité.

Ainsi, lorsque l'on désire reproduire les valeurs du phénomène, il s'agit de l'enregistrer sur un support, afin de pouvoir l'interpréter pour reproduire le phénomène original de la façon la plus exacte possible. Lorsque le support physique peut prendre des valeurs continues, on parle d'enregistrement analogique. Par exemple une cassette vidéo, une cassette audio ou un disque vinyle sont des supports analogiques.

Par contre, lorsque le signal ne peut prendre que des valeurs bien définies, en nombre limité, on parle alors de signal numérique.

La représentation d'un signal analogique est donc une courbe, tandis qu'un signal numérique pourra être visualisé par un histogramme.

De cette façon, il est évident qu'un signal numérique est beaucoup plus facile à reproduire qu'un signal analogique (la copie d'une cassette audio provoque des pertes...).

Numérisation

La transformation d'un signal analogique en signal numérique est appelée numérisation. La numérisation comporte deux activités parallèles : l'échantillonnage (en anglais sampling) et la quantification. L'échantillonnage consiste à prélever périodiquement des échantillons d'un signal analogique. La quantification consiste à affecter une valeur numérique à chaque échantillon prélevé.

La qualité du signal numérique dépendra de deux facteurs :

Ainsi, grâce à la numérisation on peut garantir la qualité d'un signal, ou bien la réduire volontairement pour :

Théorème de Shannon

Le théorème de Shannon stipule que pour pouvoir numériser correctement un signal, il faut échantillonner à une fréquence double (ou supérieure) à la fréquence du signal analogique que l'on échantillonne.

Convertisseurs analogique numérique

Un convertisseur analogique numérique (CAN) est un appareil permettant de transformer en valeurs numériques un phénomène variant dans le temps. Lorsque les valeurs numériques peuvent être stockées sous forme binaire (donc par un ordinateur), on parle de données multimédia.

Un ordinateur dit « multimédia » est une machine capable de numériser des documents (papier, audio, vidéo...). Les principaux périphériques comportant des convertisseurs analogique numérique sont :

Convertisseurs numérique analogique

Les convertisseurs numérique analogique permettent de restituer un signal numérique en signal analogique. En effet, si une donnée numérique est plus facile à stocker et à manipuler, il faut tout de même pouvoir l'exploiter. A quoi servirait un son numérique si l'on ne pouvait pas l'entendre...

Ainsi, sur un ordinateur multimédia on trouve des convertisseurs numérique analogique pour la plupart des sorties :

autre version :

NUMERIQUE OU ANALOGIQUE ?

On peut diviser les obsédés du son en deux tribus bien distinctes : les fanas de l'analogique et ceux du numérique, quoique la tendance soit au compromis chez les premiers.
Voici quelques précisions qui vous permettront d'apprécier les deux systèmes...

Un son est une onde, produite par un objet en vibration. Quand il vibre, cet objet passe par une infinité de positions définissant la courbe sonore (ex : une corde qui vibre passe par une infinité de points dans l'espace) alors que le numérique est basé sur une réduction de ce nombre de points afin d'être exploitable par une machine.
Pour vous faire une idée, imaginez un danseur (ou mieux, une danseuse) en plein soleil (c'est l'analogique) ou en club, devant un strobo (c'est le numérique). C'est une image très exagérée, mais le principe est le même : le soleil diffusant une lumière continue, vous percevez tous les mouvements. En revanche, le strobo n'éclaire que par flashs : vous ne voyez donc que des bribes des mouvements réellement effectués.

Alors une question se pose : pourquoi choisir le numérique si c'est tellement moins bien ? Eh bien imaginez que vous accélérez tellement le strombo que vous n'avez plus tellement de différences pour distinguer les mouvements (Le nombre de fois où le strombo s'allume par seconde, c'est la fréquence). Voilà, vous y êtes, le numérique en est là aujourd'hui : il n'y a plus beaucoup de différences, mais il en reste. Bon, mais ça n'explique toujours pas pourquoi dans 99% des cas, on choisit du numérique. Tout simplement parce que les données numériques ne s'altèrent pas : alors que l'analogique véhicule un signal qui s'affaiblit et gagne en souffle à chaque appareil de la chaine, le numérique transmet des chiffres qui sont immuables. Autres raisons : le numérique est beaucoup moins cher et plus facile à mettre en œuvre !

Alors que reste t'il à l'analogique ? Hormis sa qualité de définition, tous ses défauts, le fait qu'il soit imparfait ajoute de la chaleur au son, des surprises (bonnes ou mauvaises).

En ce qui concerne les claviers, sur un synthé analogique, le son est plus riche et varie en fonction de la chaleur des composants, faisant découvrir de nouveaux sons, obligeant à rechercher toujours mieux : rien à voir avec la nouvelle génération de synthés pseudo-analogiques, qui ont en revanche l'avantage de garantir de retrouver ses sons et de les modifier que quand on leur demande.

3 ème version d'Audiofanzine:

Définition du son

 

Dossier "de l'analogique au numérique"A l'heure où le tout numérique tente petit à petit de prendre la place de l'analogique, il est bon de se poser la question de savoir plus précisément ce qu'est vraiment le numérique, ses possibilités, et ses limitations.


Avant d'entrer dans le vif du sujet, prenons le temps de redéfinir ensemble quelques notions. Au fil de ces pages je vais privilégier le sens logique, l'intuition et l'expérience personnelle plutôt que des considérations mathématiques, physiques ou de théorie du signal.

Ce dossier permet de bien débuter dans ce domaine. Un second dossier, plus poussé et plus complexe, est disponible sous le doux nom de Les secrets de l'audionumérique.

Pour commencer, qu'est ce que le son ?

Le son est perçu car le tympan vibreSous sa forme la plus simple, le son n'est qu'une vibration mécanique, c'est à dire un mouvement plus ou moins complexe d'objets matériels autour de leurs points d'équilibre. En l'occurrence, si un auditeur perçoit un son, c'est parce que les particules d'air immédiatement limitrophes de ses tympans vibrent. Par ailleurs, intervient également un phénomène de propagation de ces vibrations dans certains matériaux : le son atteint généralement les oreilles de l'auditeur après avoir été transmis par l'air depuis sa source (remarque : sous l'eau, ce sont les particules d'eau qui transmettent le son).

C'est la source qui est à l'origine de la vibration. Posez la main sur votre gorge en émettant un son, posez la sur un haut parleur : les objets qui émettent du son sont des objets vibrants. Ensuite cette vibration se transmet de proche en proche par l'intermédiaire du milieu (l'air, l'eau...). Dans le vide, le son ne se propage pas puisqu'il n'y a pas de milieu matériel.

Les auditeurs entendent des sons, car la pression de l'air change légèrement dans leurs oreilles. A un point fixe, c'est la pression d'air qui va vibrer au cours du temps. On peut représenter cette variation de pression par rapport au temps sous forme graphique. De la même façon cette pression, récupérée par un capteur (microphone...), peut être représentée sous forme de tension :

Signal analogique sous forme de pression

 

Signal analogique sous forme de tension

 

Le premier signal électrique que je vais introduire est le signal électrique analogique. C'est celui que l'on observe immédiatement à droite du graphe de pression au cours du temps. Il est directement semblable (analogue) à la pression au cours du temps à un facteur multiplicatif près. Le signal électrique analogique qui nous intéresse ici n'est en fait qu'une variation temporelle d'un potentiel électrique similaire aux variations de pression de l'air au cours du temps. Les correspondances entre ces deux phénomènes physiques sont usuellement réalisées grâce aux microphones et haut-parleurs.

L'information analogique est constituée de valeurs continues dans le temps, c'est à dire qu'à tout instant correspond une valeur (de pression par exemple). De plus le signal analogique peut prendre n'importe quelle valeur dans les limites du système. On ne peut pas quantifier un nombre d'état de la pression: il existe une infinité de valeurs. C'est le système de représentation le plus riche et le plus précis.

Par opposition aux signaux analogiques, l'information numérique est constituée de valeurs discrètes, c'est à dire que l'on connaît la valeur du signal uniquement à certains instants. Un signal numérique est une suite temporelle de valeurs binaires.

Une unité d'information binaire s'appelle un bit (de l'anglais binary digit), et un bit ne peut emprunter que les valeurs 1 ou 0.

Exemple de convertisseurs analogiques numériques (CAN)Continuons avec quelques notions sur les nombres binaires. Dans le système décimal usuel, chaque chiffre représente une puissance de dix alors qu'il représente une puissance de deux dans le système binaire. Un nombre constitué de plus d'un chiffre binaire (bit) est appelé "mot" binaire (c'est un peu la même distinction qu'entre chiffre et nombre). Plus un mot contient de bits et plus le nombre d'états qu'il peut représenter est important : un mot de 8 bits admet 256 (2 à la puissance 8) états et un mot de 16 bits en admet 65536 (2 à la puissance 16). Le bit de plus faible poids (2 puissance 0) est appelé élément binaire de poids faible (LSB ou Least Significant Bit) alors que le bit de plus grand poids est appelé élément binaire de poids fort (MSB ou Most Significant Bit).

L'information sonore analogique sous forme électrique est convertie sous forme électrique numérique par l'intermédiaire d'un système appelé convertisseur analogique-numérique (A/N ou CAN). Il est établi qu'un signal analogique peut emprunter un nombre infini de valeurs, alors qu'un signal numérique ne peut emprunter qu'un nombre limité de valeurs fixées. Le nombre de valeurs fixées possibles pour un signal numérique dépend de la longueur des mots binaires utilisés, autrement dit du nombre de bits. Afin de convertir un signal analogique en signal numérique, il est nécessaire de mesurer son amplitude à intervalles de temps réguliers (c'est l'échantillonnage) et d'affecter une valeur binaire à chacune des mesures (c'est la quantification).

Le processus de conversion analogique-numérique a une incidence majeure sur la qualité finale du signal audionumérique. En effet, la qualité du message musical, une fois converti, ne peut jamais s'améliorer, mais plutôt empirer. Pour les applications audionumériques, l'offre s'étend aujourd'hui du convertisseur 8 bits/32 kHz jusqu'au convertisseur 24 bits/192 kHz très haut de gamme, en passant par le traditionnel convertisseur 16 bits/44,1 kHz. Comme la suite de cette partie le démontre, le taux d'échantillonnage et le nombre de bits par échantillon sont les principaux facteurs qui influent sur la qualité audio. La qualité des convertisseurs détermine quant à elle la différence entre la qualité sonore obtenue et la qualité théorique fixée par ces deux facteurs.

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Donnons maintenant la parole à Jacques Vallienne, expert Hifi hors pair, ancien rédacteur en chef d'Audio-vidéo Prestige, actuel rédacteur à Stéréo et image Juin 2006

Numérique ou analogique ?

                              Fausse question ? Débat d'arrière-garde ?

Les comparaisons sont-elles vraiment possible ?

Le disque noir analogique a conservé, à juste titre, de très nombreux aficionados dans te monde entier, ne serait-ce que parce que de nombreuses œuvres, formant le patrimoine de la mémoire artistique de "nos anciens", ne seront jamais ré-éditées en CD ou autre support numérique. Mais s'il est vrai que de grandes enseignes de ventes de CD ou de musique en ligne numérique, voire quelques spécialistes indépendants, accordent encore une petite place à la galette noire, ne nous faisons aucune illusion : nous ne reviendrons pas en arrière 1 Alors, nous direz-vous, pourquoi effectuer des essais de tables de lecture, bras, cellules, préamplis phono ? Tout simplement parce que nous considérons que ce matériel constitue une source toujours digne d'intérêt, non seulement sur le plan artistique, mais au point de vue agrément d'écoute. De nombreux lieux communs sont proférés à l'emporte-pièce quant aux qualités et défauts subjectifs respectifs des disques noirs et CD, souvent mêlés de nostalgie (pour les plus anciens) et d'avis péremptoires (les plus jeunes). Notre expérience professionnelle de plus de quarante ans en matière de disques noirs et vingt-cinq ans pour les CD, nous a appris a nous méfier de tout jugement catégorique, manichéen, tranchant. C'est pourquoi, aujourd'hui, nous sommes tentés d'affirmer que, globalement et sur certains paramètres, les CD ont tiré vers le haut les performances subjectives pour se rapprocher du master original. Sur d'autres phénomènes de perception, le disque noir surclasse parfois le numérique, notamment en terme de plaisir d'écoute lorsque les conditions de lecture sont optimales.

Essayons, dans un premier temps, de comprendre, sans tomberdans les banalités, les différences à l'écoute entre, d'un côté, sources numériques CD et, de l'autre, analogiques, disques noirs ou retransmissions en direct en FM. Le mois prochain, nous nous efforcerons de vous fournir ; explications techniques irréfutables sur ces éventuelles -différences de perception et d'agrément d'écoute. Pour mieux vous faire percevoir les différences à l'écoute entre ces supports, prenons les diverses versions d'un best-seller audiophile édité par Proprius, le trop "souvent écouté" Cantate Domino. Il convient de savoir, qu'au départ, cet enregistrement a été effectué en avril 1976 dans une petite église de Stockholm, en analogique, sur un banal Revox A77, avec deux microphones en couple ORTF, Pearl TC4. Pour l'avoir, bien connu, en deux pistes 38 cm/s, le A77 était un boni magnétophone analogique  semi-professionnel, mais très loin, en dynamique et rapport signal/bruit, des machines professionnelles de l'époque telles Studer, Ampex, Tascam, Otari, voire 3M. A partir de cette bande originale, dans un premier temps, ont été gravés les disques noirs disponibles dès 1978. Puis, après conversion analogique/numérique, les CD ont débarqué en 1984. Enfin, en 2003, après une remasterisation, a été commercialisée la version hybride CD/SACD. Ceci, en partant toujours de la bande analogique originale et en passant par un convertisseur DSD Meitner.

Le disque noir

Tout récemment, nous avons "ressorti" le disque noir de Cantate Domino pour des essais de tables de lecture analogique, mais aussi les CD et CD/SACD pour des tests de lecteurs et convertisseurs de toutes catégories, "monstres" performants et onéreux compris. Ici commencent les comparaisons "faussées" ! En effet, nous ne savons absolument pas si, au niveau du transfert et du mastering de la bande originale analogique vers le numérique via le convertisseur DSD Meitner, l'ingénieur Torbjorn Samuelsson a procédé à des modifications. Or, en dehors des limitations techniques de chaque support, cela peut jouer sur l'équilibre tonal, la phase, la dynamique, le pouvoir de séparation des informations voire la structure harmonique des timbres. Cependant, prenons pour acquis qu'il n'y a pas tant de différences que cela entre l'original, ses petits-enfants et arrière petits-enfants numériques. Ensuite, heureusement pour nous, éternels maniaques, nous avons retrouvé, cachetée, une version originale du disque noir. Toutefois, nous ne connaissons pas son numéro de pressage. Or, il existe des différences notables entre les 100 premiers disques pressés et le 2 000™e ou le 3000*™, les matrices "se fatiguant". Admettons que ce disque noir était en parfaite condition physique ! En le passant sur différentes tables analogiques de haut niveau, bien réglées, avec des cellules, soit à aimant mobile, soit à bobines mobiles, et des préamplis phono tip-top, nous constatons naturellement des différences entre machines analogiques. Des différences souvent justifiées par de grands écarts de prix !

En dénominateur commun, on remarque avec toutes ces platines, sur le disque noir de Cantate Domino, un sens de la respiration, de l'espace tridimensionnel, du lieu d'enregistrement. Autant d'éléments qui nous donnent l'illusion d'être au sein de la nef de la petite église, avec des distances respectées entre le buffet de l'orgue, les choeurs, la soliste. Plus important, nous percevons, même dans le bruit de fond, nombre de petites informations aussi bien dans le bas du spectre (machinerie du soufflet de l'orgue) que des frottements de vêtements ou de pages qui se tournent. Lesquelles procurent une vie extraordinaire à l'enregistrement et surtout des enchaînements entre les notes d'une grande souplesse, entre le moment de leur attaque et leur extinction qui s'effectue en douceur, sans être brutalement interrompu quand on arrive à la limite de leur extinction. Or, ainsi que l'a dit un chef d'orchestre célèbre, sous forme de boutade mais non sans part de vérité, "La musique est ce qui se passe entre les notes dans les moments de silence". Pour cette raison, on a un vrai sentiment de fluidité générale dans le jeu mélodique, avec ce caractère "chantant" évident, sans réflexion intellectuelle. Voilà pour les généralités qui procurent beaucoup d'agrément. Si l'on pousse plus avant l'analyse, on remarque, avec les très bonnes tables de lecture, une bonne stabilité des notes les plus graves de l'orgue, sans effet de pleurage ou de variation d'amplitude bizarre. Attention cependant à certains bras ou cellules qui, par des résonances mal contrôlées, procurent une sorte de fausse réverbération artificielle sur les notes les plus basses (sans parler d'accrochage larsen).

En remontant dans le spectre, le médium apparaît toujours très ouvert avec des structures harmoniques de timbres sur les voix à tendance chaude, voire légèrement rondes (en particulier avec les cellules à bobines mobiles). En remontant dans l'aigu, la séparation des informations devient moins évidente. Certaines cellules avouent leur limite de perte de lisibilité et de distorsion sur les crêtes de modulation au-delà de 5 kHz. Par contre, si le système est bien réglé et l'ensemble cellule/bras/table en parfaite harmonie, on arrive à percevoir, là aussi, beaucoup de petits détails qui contribuent à la richesse de Tinter prétation.

Le CD

En passant au CD, avec des ensembles lecteurs et convertisseurs de haute volée et en partant d'un même volume sonore, on constate, sur les mêmes plages, une stabilité exceptionnelle de l'extrême-grave qui a tendance à descendre subjectivement beaucoup plus bas, une scène sonore bien structurée. Bizarrement, par rapport au disque noir, on est toutefois plus proche du buffet d'orgue, de l'orchestre, des choeurs et de la soliste. Les rapports entre sons directs et sons réfléchis sont bien respectés. Par contre, quelques micro-informations, a la limite de la perception, sont comme gommées ou simplifiées. Le médium est d'une netteté et d'un détourage assez proches de ce que l'on ressent d'une bande master actuelle. Néanmoins, les envolées de niveau, toujours par rapport au disque noir, paraissent un peu moins faciles, avec un peu plus d'inertie dans le temps d'établissement. Le haut-médium aigu, paradoxalement, est ultra précis dans l'analyse des moindres détails avec une énergie qui ne se dilue pas et une très bonne stabilité spatiale.

Le SACD

[Avec le SACD, les différences sont peu perceptibles au premier abord par rapport au CD. Par contre, de par la bande passante beaucoup plus étendue dans l'extrême-aigu, la phase entre les deux I canaux apparaît moins "tourmentée", plus stable. Cela se traduit par un placement des divers interprètes d'une stabilité inconditionnelle (quelle que soit la hauteur de la note jouée) et un sentiment d'espace moins étouffant, plus léger et aérien au-delà de 5 kHz. De même, dans l'extrême-grave, on a nettement l'impression que l'orgue est encore plus ferme avec une curieuse notion de modulation de l'air dans les tuyaux.

En guise de conclusion provisoire

Toutes les différences relatées ici se situent dans des amplitudes très faibles, lors d'une première écoute rapide. A la longue, sur plusieurs heures d'écoutes comparatives, elles apparaissent plus évidentes entre les différents supports. Curieusement, s'installe insidieusement une notion de plaisir ou, plus exactement, de confort d'écoute avec le disque noir. Cela ne signifie pas que, dans l'absolu, celui-ci soit supérieur en tous points, mais il éveille plus naturellement une certaine forme de plaisir sensuel d'écoute sans effort d'intellectualisation. Cependant, le numérique est encore jeune. Depuis plus de vingt ans, il n'a pas cessé de remonter le niveau de ses qualités subjectives d'écoute, avec une facilité d'utilisation hors pair et une absence de contraintes d'un autre temps (réglages minutieux, tenue hors poussières, rangement rigoureux des disques noirs, etc.). De plus, il faut considérer que des lecteurs CD et convertisseurs de prix abordables arrivent, a l'heure actuelle, à un niveau de satisfaction auditive pratiquement identique à celui retiré d'un système analogique d'une valeur le plus souvent cinquante fois supérieure.

Après le subjectif, parole sera donnée aux techniciens et à « l'objectivité » des performances mesurées et de leur interprétation, en tenant compte des limitations techniques respectives de l'analogique et du numérique et par comparaison avec des relevés effectués en «live» au cours de répétitions d'orchestres !

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